Olivier Puechberty, matte painter sur Astérix
Olivier Puechberty fait partie de la toute première promotion d'ArtFx. Dès le début de son cursus d'étudiant en effets visuels, il sait que sa vocation, c'est le matte painting. Lors de sa dernière année à l'école, il intègre l'équipe du film Koda, qui sera par la suite primé dans plusieurs festivals. "Mon travail sur le film terminé, j'ai pu partir directement en stage chez Mikros dès la fin de ma formation, raconte Olivier. " Là, il a la chance de travailler sous la direction de Tchook sur le film de Laurent Boutonnat, Jacou le Croquant.
Après cette première expérience de long métrage, Olivier se met en freelance et continue à travailler avec Mikros sur de la pub, puis avec NoBrain sur un clip. L'année dernière, en mai, il est embauché sur la production d'Astérix aux Jeux Olympiques. "J'ai travaillé près de quatre mois sur un très gros décor, explique Olivier. Il s'agissait de recréer la palestre, une salle d'entraînement dédiée aux sportifs mais qui servira également de salle de banquet à la fin du film." Le tournage des comédiens est effectué sur fond bleu, puis Olivier doit recréer une centaine de versions du décor pour chacun des différents axes de caméra. "Je n'ai pas fait de 3D. Il s'agit d'un travail effectué dans Photoshop à 99 %, précise Olivier. Autour d'une première version globale du décor, il a fallu réaliser de nombreux petits mattes et remplacer le ciel, les buissons, les montagnes, et tous les éléments d'arrière-plan."
Olivier réalise la première partie de son travail chez Mikros, toujours aux côtés de Tchook. "C'est un bonheur pour moi d'être guidé par un des meilleurs matte painters français, souligne Olivier. Avec quelqu'un comme ça, en production, on en apprend tous les jours. Il m'a fait comprendre beaucoup de choses sur la lumière, son traitement, sa façon de réagir, de même que sur les textures et les volumes. Nous avons travaillé en 16-bit et cela force à une approche très différente du 8-bit. Là aussi, ses conseils m'ont été précieux."
Dans un deuxième temps, Olivier part travailler chez Duran, sur le même décor mais dans sa version nocturne. "Puisque le banquet qui clôture toutes les aventures d'Astérix devait se dérouler dans cet environnement, il a fallu reprendre le travail que j'avais effectué chez Mikros pour en faire une version nocturne, avec un nouvel éclairage et un nouvel étalonnage, raconte Olivier. Il passera ainsi un mois et demi à finaliser cette partie du projet.
"Je me suis vraiment bien régalé sur ce film, conclut-il. Pour l'instant, j'ai décidé de prendre des vacances studieuses avant de démarcher d'autres projets. Je travaille chez moi sur des illustrations et des projets personnels. Je n'arrive pas à rester sans rien faire."